| |
INTERVENTI IN PLENARIA
Discussione
generale sul bilancio generale dell'Unione
europea per l'esercizio 2003
Strasburgo,
24 settembre 2002
Sbarbati
(ELDR) -
Signor Presidente, colleghi, anche noi esprimiamo
qualche perplessità in relazione
al presente progetto preliminare di bilancio,
per considerazioni in parte già emerse
in quest'Aula. Vorrei soffermarmi in particolare
su due questioni: la prima riguarda la sicurezza
e l'ampliamento. E' già stato detto
che su queste politiche attive bisogna insistere
di più, ma è certo che, non
avendo aumentato gli importi, mentre sono
invece presenti e note a tutti la questione
legata al terrorismo e la questione legata
all'ampliamento, e quindi all'allargamento
delle nostre frontiere, con tutti i problemi
che questo comporta, sarebbe stata necessaria
una maggiore consapevolezza e una maggiore
aggressività politica nei confronti
di queste tematiche, con un impegno che
avrebbe dovuto concretizzarsi in un aumento
di bilancio. In secondo luogo, per quel
che riguarda la politica dell'informazione,
mi trovo concorde con l'onorevole Perry,
il quale ha sottolineato come 30 centesimi
per cittadino siano veramente un importo
improponibile per una politica europea efficiente
sotto questo aspetto
Risposta
della Commissione e del Commissario europeo
Vitorino - Monsieur
le Président, je commencerai par
répondre à M. Deprez, qui
est un grand spécialiste des affaires
budgétaires, de la justice et des
affaires intérieures. Concernant
Europol, il est vrai que le Parlement a
prévu cinq millions au budget 2002.
Or, nous avons été confrontés
à une question que vous connaissez
fort bien, celle de la base légale,
puisque Europol a été créé
par une convention intergouvernementale
et que le seul financement prévu
par cette convention intergouvernementale
est celui qui découle des contributions
des États membres. On a commencé
par demander à Europol à quoi
devait servir ces cinq millions et, après
un certain temps, on a enfin reçu
une réponse dans laquelle, avec réalisme
et pragmatisme, Europol nous disait vouloir,
sur ces cinq millions, utiliser 3 400 000
euros pour, dans le cadre de la lutte contre
le terrorisme, créer une base de
données et améliorer les systèmes
de communication entre les forces de sécurité
et les services de renseignement. À
partir de là, on a préparé
ce que nous croyons être une base
légale qui est à présent
soumise au Conseil. Je partage avec vous
l'espoir que le Conseil débloquera
la question de la base légale pour
pouvoir utiliser les 3 400 000 euros avant
la fin de l'année. Quant au décalage
dans le temps, je viens d'en donner l'explication.
J'ai parlé de ces cinq millions pour
vous dire que je ne partage pas tout à
fait votre comparaison des chiffres. En
effet, ces cinq millions n'ont pas été
à nouveau proposés cette année.
Ils ne sont pas reproduits dans le budget
de cette année. Il faut comparer
le budget JAI sans les cinq millions de
2002, soit 114 millions d'euros, avec les
119 millions d'euros que nous voulons vous
proposer. Je comprends que cela vous semble
très peu, mais je m'exprime sous
le contrôle de Mme Schreyer qui ne
me permettra pas d'être d'accord avec
vous.
En ce qui concerne le budget pour l'asile
et l'immigration, je pense que la ligne
budgétaire de coopération
avec les pays tiers a été
allouée, en 2002, principalement
aux opérations d'aide aux réfugiés
afghans et de retour des réfugiés
afghans.
Personne ne peut contester la priorité
de la question afghane.
Pour l'avenir, mon intention est d'allouer
les crédits de cette ligne budgétaire,
pour laquelle aucun renforcement n'est prévu,
en priorité aux pays tiers qui sont
en train de négocier ou qui viennent
de négocier avec nous des accords
de réadmission. Il s'agit de financer
des mesures d'accompagnement de l'exécution
des accords de réadmission.
Cela dit, je partage votre idée qu'il
faudrait pouvoir disposer d'un aperçu
général de la réalité
budgétaire des fonds que l'Union
européenne affecte déjà,
aujourd'hui, à la coopération
avec des pays tiers en matière d'asile
et d'immigration. Ces fonds ne se trouvent
en effet pas seulement dans le budget JAI,
mais aussi, et dans une large mesure, dans
le budget Relex, dans les Countries strategy
papers, dans les programmes régionaux
tels que MEDA ou CARDS. C'est pourquoi le
Conseil de Séville nous a demandé
de faire un rapport sur l'efficacité
des ressources financières que nous
pouvons consacrer à la coopération
avec les pays tiers. Nous le ferons dans
les délais prévus par le Conseil
européen de Séville et je
profiterai de cette occasion pour vous présenter
la première évaluation à
mi-parcours de l'utilisation du Fonds européen
pour les réfugiés au cours
de la période 2000-2002.
Concernant
la question de l'élargissement, que
Mme Sbarbati vient de soulever, je dois
vous dire que 60 % de l'ensemble des financements
effectués ces dernières années
au titre du budget justice et affaires intérieures
au bénéfice des pays candidats
ont servi à renforcer les contrôles
aux frontières extérieures
des pays candidats et que les programmes
concernés, qui s'inscrivent dans
le cadre de PHARE, vont continuer jusqu'en
2006. Nous disposons d'une évaluation
des résultats de ces programmes par
rapport aux résultats obtenus par
les pays candidats chaque année.
Je peux vous dire que c'est la priorité
des priorités en ce qui concerne
les pays candidats.
Laissons
maintenant la justice et les affaires intérieures
et passons à l'information et la
communication. Je ne peux que souscrire
à l'idée qu'une politique
d'information et de communication doit être
une politique de proximité. C'est
pourquoi nous avons proposé une nouvelle
approche. Je ne peux pas vous promettre
que la nouvelle approche va réussir.
Personne ne peut le faire. Mais je peux
vous garantir que la seule solution consiste
à nous engager dans un partenariat
interinstitutionnel et dans une collaboration
très étroite avec les États
membres. Si les États membres ne
s'engagent pas dans une politique d'information
et de communication de proximité,
nous ne pourrons pas la faire à partir
de Bruxelles.
Pour moi, c'est une évidence incontestable.
Vous savez aussi que l'engagement des États
membres et tout à fait volontaire.
Cela veut dire que la Commission et le Parlement,
dans un cadre interinstitutionnel, invitent
les États membres à s'associer
à cet exercice, parce que nous croyons
qu'au bout du compte, il sera dans l'intérêt
de tous, non seulement des institutions
européennes mais aussi des gouvernements
des États membres, d'avoir une opinion
publique mieux informée de ce qui
se passe au niveau européen.
Mais, pour cela, nous devons disposer des
ressources humaines nécessaires.
C'est pourquoi j'ai plaidé pour que
les montants qui sont inscrits dans le PDB
et dans l'avant-projet de budget et qui
se réfèrent aux correspondants
Prince et aux correspondants MEDIA présents
dans les capitales des États membres
soient retenus. Sans ces instruments, nous
ne pourrons pas réussir à
établir ce partenariat avec les États
membres.
Je vous remercie de votre soutien à
cet égard et j'espère que
nous pourrons développer, sur la
base de ce partenariat, une politique d'information
et de communication plus pro-active, plus
claire, mieux ciblée.
|